Thursday, January 19, 2006

Moi, j'ai les Bleus... I've got the Blues.

[English follows.]

Michel Vastel de L'Actualité blogue comme un fou aujourd'hui.

Son dernier article est très intéressant. Là dedans, il décrit la scène chez l'Hôtel Bonaventure Hilton le 10 Décembre, quand Stephen Harper a fait sa première visite à Montreal, et la foule dans le même hôtel ce soir quand il a visité pour la dernière fois de la campagne électorale.
C'est fou ce que deux mois de campagne électorale et la perspective d'une victoire du Parti conservateur peut changer les choses! Ce soir, au même hôtel, j'ai revu tous ces gens dont je signalais l'absence: lobbyistes, baîlleurs de fonds, organisateurs d'occasion. J'en ai vu échanger des cartes d'affaires avec le fidèle sénateur Pierre-Claude Nolin (lui était là le 8décembre et pendant toute la campagne qui a suivi!) pour solliciter un poste de chef de cabinet.

D'autres, qu'on n'a pas vu non plus de toute la campagne, sont réapparus hier soir au Château Champlain. Cela sentait les « bleus du Québec » en appétit de plantureux contrats et de payantes sinécures. Pauvre Stephen Harper! Il va bien vite découvrir qu'il y a autant d'arrivistes chez les bleus que chez les rouges du Québec.

Voilà le côté le plus sordide et décevant des «vieux partis» du Québec...

Quand ça sent la victoire, les professionnels de la politique québécoise apparaissent dans la campagne comme les mouches sur ma ferme quand mon voisin sort ses vaches...
Plus ca change, eh?

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L'Actualité's Michel Vastel has been blogging up a storm today.

His most recent post is quite interesting. In it, he describes the scene in the Bonaventure Hilton on December 10th, when Stephen Harper made his first visit to Montreal, versus the packed scene in the Bonaventure Hilton tonight (Jan. 18) when he made his final visit. My lousy translation:
It's crazy what two months of campaigning and the prospect of a Conservative party victory can change things! Tonight, in the same hotel, I saw all those people were conspicuous by their absence before: lobbyists, financial backers, second-hand organizers[?]. I saw them exchanging of business cards with the loyal senator Pierre-Claude-Nolin (who himself was there Dec. 8 and all through the campaign!), hoping to solicit a chief of staff position.

Others, who we didn't see all campaign either, reappeared last night at the Château Champlain, "bleus du Quebec" hungry for abundant contracts and profitable sinecures. Poor Stephen Harper! He will quickly learn that there are as many social climbers/self-seekers among the "blues" as the "reds" in Quebec.

There's the more sordid and disappointing side of the "old parties" in Quebec...

When it smells like victory, the professionals of Québécois politics appear in the campaign like flies on my farm when my neighbour lets his cows out...
Plus ça change, eh?

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